La mariée n’a pas seulement l’air d’une meringue : c’en est une!

Depuis le 7 janvier dernier – jour de son mariage – Mme Chidi Ogbuta est devenue une star des médias américains, légèrement controversée pour avoir exigé (et obtenu) un gâteau de mariage à son exacte effigie. Il se murmure que le moindre strass de sa robe a été reproduit à l’identique en caramel et sucre glace par l’entreprise texane Absolutely Edible Cakes, pas peu fière du résultat (cinq mois de travail!). La polémique fait rage, comme sur la photo ci-dessous, pour savoir pourquoi le marié n’a pas eu droit au même traitement. Cela dit, l’imprudente Mme Ogbuta ne se rend pas compte qu’elle vient de fournir un alibi en béton à son mari s’il lui venait la fantaisie de la tronçonner pour de bon : “J‘ai vraiment cru que c’était un Paris-Brest, votre Honneur“.

Publié dans: on juillet 22, 2008 at 7:37 Laisser un commentaire

Beauté : tout se joue avant 6 ans

En 1963, l’effet casque n’avait pas aussi mauvaise presse qu’aujourd’hui. Il était même de bon ton d’arborer une ruche surlaquée en guise de coiffure (c’est d’ailleurs tout le sujet du film Hairspray de John Waters). L’excellent site Boing Boing vient justement d’exhumer ces perruques vintage pour fillettes. Celles-ci ont l’air ravies de faire leur apprentissage de ce dur combat qu’est la beauté avec des simili-méduses (pour rester poli) aux nuances très affirmées.


Choucroutes volantes

Sur wired.com, l’un des articles les populaires du moment est ce portfolio consacré aux hôtesses de l’air des années 60. À première vue ces photos sont amusantes, un peu émouvantes, un peu anodines. On imagine les tonnes de laque nécessaires pour faire tenir ces ruches capillaires surmontées d’une étrange boîte à pralines triangulaire. On reste aussi perplexe devant certaines tenues qui semblent confondre entrain et entraîneuse. Mais au final, le sentiment qui se dégage de toutes ces photos est assez déprimant. On sent un certain malaise derrière ces sourires ripolinés et ces brushings impeccables. Toujours se souvenir devant ces témoignages un peu kitsch que les années 60 furent une décennie inquiète qui finirent par laisser exploser leur mal-être tout au long de l’année 1968. Derrière leur allégresse de façade, ces charmantes hôtesses semblent en fait nous dire : “Nous ne sommes pas celles que vous croyez“. Et il faut les croire sur parole.


Who wants yesterday’s papers?

La prochaine fois que vous aurez la nostalgie des années 60, ou que vous vous interrogerez sur les causes de Mai 68, souvenez-vous de cette annonce et reprenez en choeur la chanson des Rolling Stones qui ouvre leur album Between the buttons de janvier 1967 : “Who wants yesterday’s papers? Who wants yesterday’s girl? Nobody in the world

Non content d’ériger le toc en luxe, comme il était de bonne guerre à l’époque, le texte en rajoute une couche pour flatter l’homme des cavernes supposé dormir en chaque employé de bureau modèle : “Après un seul regard sur MrLeggs, elle était prête à ce qu’il lui marche dessus“. Est-ce qu’il y avait vraiment quelqu’un pour croire que l’on pouvait impressionner les filles avec des pantalons à 35% de rayonne et 65% de Dacron? À ma connaissance, il n’y a que Lucienne des Vamps pour s’exclamer : “J’adore les matières synthétiques

 

Mystérieux à plus d’un titre

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Oui! Pourquoi l’excellent jeu WHY n’a-t-il jamais été adapté en français? Il s’agissait pourtant d’une déclinaison humoristique du Cluedo parodié par un Hitchcock de la grande époque au mieux de sa forme (1958). Un jeu qui a connu un grand succès et plusieurs rééditions dans les années 60 (facile à trouver sur eBay).

Un quatuor de détectives (genre Dick Crazy ou Shylock Bones), lâché dans une maison hantée, doit mettre la main sur les fantômes de Napoléon ou Pocahontas, sur des cartes d’armes diverses ou de motifs du crime (Querelles d’amoureux, Jalousie, etc – on reconnaît bien là la patte libidineuse de notre Maître du suspense préféré), le tout dans un décor et avec des éléments de jeu délicieusement vintage. Alors oui, pourquoi?

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Magic Mary

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L’une des principales activités du temps (celui qui passe), c’est de remettre les pendules à l’heure. Le moment est donc venu de rendre hommage à l’une des artistes les plus attachantes – et les plus originales – du XXe siècle : Mary Blair. Une grande exposition lui est actuellement consacrée au Cartoon Art Museum de San Francisco (jusqu’au 18 mars 2008). Découvrir Mary Blair, c’est en fait la redécouvrir. Car tout le monde, en voyant une de ses illustrations se rend compte que son style si particulier (aquarelles et gouaches aux couleurs somptueuses et inattendues) lui était déjà familier. Longtemps employée par les studios Disney, son travail est à la base de nombreux films (Cendrillon, Peter Pan et surtout Alice au Pays des merveilles). Malheureusement, ses dessins étaient rarement utilisés tels quels dans les films. Elle a aussi réalisé de très célèbres livres pour enfants et des fresques murales.

Un livre récent - The art and flair of Mary Blair - lui rend enfin justice et son influence ne cesse de grandir, en particulier auprès d’un grand nombre de jeunes artistes et graphistes (un blogueur relève que la Blair fever ne cesse de se répandre sur le net). Son style définit très exactement cette période de transition du dessin animé entre le naturalisme des années 30-40 et le minimalisme des années 60 (un minimalisme qui tombait d’ailleurs à pic pour coller à des budgets en chute libre). On trouve aussi chez elle comme l’écho joyeux des grands mouvements artistiques de l’après-guerre, et en premier lieu, quelque chose de l’énergie de l’expressionnisme abstrait. Avec Mary Blair, nous sommes un peu comme Alice devant la porte qu’il faut pousser. Mais au lieu du tintamarre de Lewis Caroll, elle nous propose de revisiter les couleurs de son celluloid paradise.  

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Publié dans: on janvier 10, 2008 at 7:10 Laisser un commentaire

Yesterday’s dreams (are tomorrow’s sighs)

L’un des plus beaux et des plus intéressants de la blogosphère, c’est Paleofuture. Il est recommandé d’y perdre son temps puisque c’est de cela qu’il s’agit : retrouver les rêves d’hier collectionnés par un passionné d’aujourd’hui, de revoir le futur tel qu’on l’imaginait avant, il n’y a pas si longtemps que ça…

Des visions parfois farfelues, mais beaucoup de prescience avec quelques éclairs de poésie inattendue. Tout en s’appuyant sur un travail de recherche d’une très grande qualité documentaire et éditoriale. Bref, ce qu’on appelle un incontournable.

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Quant au titre de cet article, les puristes de la pop 60’s auront reconnu les paroles de la chanson Another morning des Moody Blues (1967), tirée de l’album Days of future passed. Un titre prémonitoire?

Publié dans: on janvier 9, 2008 at 9:08 Laisser un commentaire

Mille fois Hitchcock

L’expérience visuelle de la semaine : 1000 frames of Hitchcock. Un fanatique vient de mettre en ligne tous les films d’Alfred Hitchcock décomposés chacun en mille images. On pourra se délecter à loisir du chignon de Kim Novak, de l’attaque des corneilles tueuses et autres douches sanglantes mises bout à bout. L’occasion de jeter un oeil sur des raretés improbables comme Waltzes from Vienna (1934).hitchcock-frames.jpg

Publié dans: on janvier 4, 2008 at 10:17 Laisser un commentaire