Une chambre à soi

Les clapiers et les poulaillers avaient réussi jusqu’ici à échapper aux griffes des designers. Trop tard! La corporation vient de repérer ces récalcitrants : allez, envoyez-moi tout ça au relooking, comme les autres. C’est la société Omlet (attention : double jeu de mot) qui propose cette gamme de petits cottages flashy dotés des plus récentes commodités (dispositif anti-renards, mangeoires ergonomiques, tonnelle ombragée, etc). La fascination des designers pour le cul des poules ne date pas d’hier. Mais il s’y mêle un certain découragement. Comment voulez-vous concurrencer une créature aussi stupide capable de produire une forme aussi parfaite qu’un oeuf?


Publié dans: on juillet 23, 2008 at 10:00 Laisser un commentaire

Beauté : tout se joue avant 6 ans

En 1963, l’effet casque n’avait pas aussi mauvaise presse qu’aujourd’hui. Il était même de bon ton d’arborer une ruche surlaquée en guise de coiffure (c’est d’ailleurs tout le sujet du film Hairspray de John Waters). L’excellent site Boing Boing vient justement d’exhumer ces perruques vintage pour fillettes. Celles-ci ont l’air ravies de faire leur apprentissage de ce dur combat qu’est la beauté avec des simili-méduses (pour rester poli) aux nuances très affirmées.


Publié dans: on juillet 22, 2008 at 9:37 Laisser un commentaire

La souris qui manquait aux satyres

Cette souris sans culotte fera la joie de tous vos amis satyres qui ne se reconnaissent plus dans notre monde dominé par des rencontres virtuelles où le sens du toucher s’est bien trop atrophié à leur goût. Cela n’étonnera personne que ce produit innovant vienne du Japon. On peut regretter néanmoins que l’offre se cantonne à la jupe en jean et ne s’étende pas au jersey ou au taffetas, très appréciés par les peloteurs des transports publics.

Publié dans: on juin 6, 2008 at 8:40 Laisser un commentaire

Freud a bon dos

L’industrie de la peluche semble prise d’une telle frénésie créative qu’on pourra bientôt considérer le début de ce siècle comme un véritable âge d’or. Après la tendance politiquement correcte (des peluches hideuses mais tellement dignes et attachantes : les Ugly Dolls), après la vague gore (lapins et ratons-laveurs écrasés avec tous les détails anatomiques : Roadkill), voici la tendance excrémentielle ou plutôt, puisqu’il faut appeler les choses par leur nom : Pee & Poo. Soit un étron et une goutte d’urine stylisés, garnis de fibre (80% coton, 20% polyester) et conçus dans le strict respect du code couleur. 

Pour prévenir les critiques, le site Perpetual Kid n’hésite pas à faire appel à Freud, à distinguer le moi du surmoi et du ça, et à rappeler la fascination des enfants pour le péristaltisme. Allant jusqu’à prétendre que ces doudous d’une genre inédit peuvent aider bébé à aller sur le pot. L’expression mission civilisatrice n’a pas été prononcée mais on sent que ça les démange.

Nursery crime

On connaissait les peluches qui avaient l’air un peu dérangées ou carrément psychopathes. Il va désormais falloir compter avec la série Roadkill qui lance une collection de bestioles écrasées, tous viscères dehors, comme celles que l’on voit au bord des routes. Pour l’instant on ne trouve que le lapin et le raton-laveur, mais la famille sera bientôt complète avec Pop la fouine, Splodge le hérisson et Fender le renard.

On peut parler d’un design semi-gore anatomiquement correct, avec un grand souci du détail : trace de pneu, oeil injecté de sang, langue pendante, matières appropriées aux organes. La notice indique que Gilles de Rais a été une grande source d’inspiration. What a surprise!

Publié dans: on mai 17, 2008 at 9:19 Laisser un commentaire

Principe de précaution

La maison Archie McPhee, qui n’en est plus à ça près (cf son tout récent matelas gonflable en forme de toast grillé) propose désormais une confiserie qui devrait faire un tabac en Transylvanie : des pastilles mentholées parfumées à l’ail. Les vampires y réfléchiront à deux fois avant de quitter leur cercueil pour vous rouler un patin. Néanmoins, la notice précise que l’usage de ces bonbons pourrait avoir un impact négatif sur votre vie sociale.


De l’importance de ne pas se tromper dans ses plans de table

Qui n’a jamais rêvé, ne fût-ce qu’une fois dans sa vie, au cours d’un repas de famille, d’affaires ou pire, de “copains“, de se prendre pour Ernst Stavro Blofeld et de débiter d’un ton suave tout en caressant un gros chat angora : “Numéro 3, vous avez trahi le SPECTRE, et vous savez ce qu’il en coûte de trahir le SPECTRE“? Puis dans la foulée, vous appuyez sur le bouton secret caché dans votre accoudoir. Aussitôt un jet de gaz vaguement jaunâtre se répand sur le traître et celui-ci est prestement éjecté de son fauteuil au grand effroi des autres convives pendant que vous jubilez intérieurement.

Ce rêve est désormais (presque) à votre portée grâce à la société MotoArt, spécialisée dans le recyclage et le détournement de pièces détachées aéronautiques à des fins décoratives, telle cette reconstitution d’un siège éjectable de B52. Vous pouvez aussi opter pour un aileron de Boeing 727 comme table basse ou un bureau taillé dans un réacteur de DC6 pour vous rejouer 747 en péril à volonté.

Ces petits riens…

Qui vous changent la vie. Aussi convoitée que hors d’atteinte au fond du pot, la dernière goutte de yaourt est un éternel casse-tête qui sollicite le doigt, la langue ou tout autre ustensile susceptible de faire l’affaire comme un crayon ou un coton-tige (à condition de se mettre à l’abri des regards sarcastiques). Ce temps-là est révolu. Le design, cette discipline qui s’est fixé comme ambition de nous soulager en toutes circonstances, ne pouvait laisser un tel problème sans solution. La cuillère révolutionnaire conçue par Nojae Park va enfin nous éviter le douloureux sacrifice de cette dernière goutte. Et clouer le bec à tous les schtroumpfs moralisateurs prompts à vilipender le moindre de nos gaspillages, si involontaire soit-il.

La société de consommation devient de plus en plus excitante

Contre dix dollars, la société Somethingstore promet de vous envoyer quelque chose. Mais sans vous dire quoi. Ça peut aller d’un collier fait main (chic!) à un livre rare (à voir) en passant par des jeans de marque (I can’t wait!). Vous ne savez pas d’avance si l’objet est neuf, réparé ou carrément d’occasion. On apprend par exemple que c’est un habitant du New-Jersey qui a reçu un magnifique sablier rouge le lundi 12 mai.

Le plus amusant est la liste de tous les objets interdits ou illégaux qu’elle s’engage à ne pas vous envoyer, parmi lesquels : organes ou embryons humains, décodeurs permettant de pirater les chaînes satellites, tests urinaires, espèces en danger protégées par la Convention de Washington, tickets de loterie, faux passeports, remèdes miracle, matériel pyrotechnique ou radioactif, pesticides, uniformes officiels, etc, etc… 

Et en ce qui concerne les chèques?

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Même si vous n’entretenez pas de correspondance avec la reine des termites, cette carte postale en bois constitue une fort délicate attention pour la Saint Valentin. Le mode d’emploi recommande néanmoins de bien maîtriser le geste auguste du graveur pour éviter de se blesser, mais il se trouvera bien quelque typographe sataniste pour vouloir y tracer son nom en lettres de sang, ce dont les termites se fichent éperdument. 

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Publié dans: on février 11, 2008 at 5:35 Laisser un commentaire

Lady Di aurait bien aimé pouvoir faire l’inverse

Tout le monde n’a pas la patience (ni le génie tactique) de Camilla Parker-Bowles pour mettre le grappin sur un prince héritier et lui passer la bague au doigt dans la dernière ligne droite. Avec ce très judicieux dispositif vous n’aurez plus besoin de fréquenter les marécages autour de Balmoral pour y embrasser tous les batraciens nubiles qui passent à votre portée. Surtout que vous risquiez d’agresser une espèce protégée sans le vouloir. Évidemment, vu le prix de la chose (4,43 €) il ne faudra pas avoir trop d’exigences quant au pedigree du diadème.  

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Publié dans: on janvier 25, 2008 at 9:26 Laisser un commentaire

“Maman! Il y a une dame dans mon Coca!”

Faut-il incriminer l’abus de mangas? D’après Aya Tsukioka, le meilleur moyen d’échapper à un agresseur consiste à se déguiser en distributeur de boissons fraîches (pour les enfants, elle a prévu un modèle boîte aux lettres). On imagine les quiproquos que cette tenue peut engendrer. À vrai dire, cette idée n’est pas aussi neuve qu’elle en a l’air. Elle remonte à 1965, dans le film HELP, avec les Beatles. Mais là, c’est la good bad girl qui s’introduit dans la machine pour essayer de chiper la bague sacrée de Kahili que Ringo Starr porte par mégarde, sans savoir qu’il risque à cause de cela d’être sacrifié à la sanguinaire déesse (pour de rire, of course).  

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Publié dans: on janvier 21, 2008 at 9:01 Laisser un commentaire

“Chéri! Ce toast essaie de nous dire quelque chose!”

Si ce grille-pain écritoire, le Toast Messenger, avait existé du temps de Mission Impossible première version, Peter Graves aurait pris quarante kilos à devoir avaler son message à chaque prise durant les tournages (“Vous mangerez ce message dès que vous en aurez pris connaissance” et crac et recrac). Celui-ci n’est encore qu’un prototype qui ne sera pas disponible pour la Saint-Valentin 2008. Dommage, c’était le cadeau idéal pour des billets doux au saut du lit. Justement, en ce moment, le grille-pain semble être un objet qui excite les internautes et inspire les designers (voir sur Yanko Design). Celui qui imite un radio-cassette années 80 est idéal pour faire fondre – comme par mégarde (jouez les étourdis de bonne foi) – toutes ces cassettes qui vous percent les tympans et que vous endurez par amour (la liste est longue et elle comprend effectivement Céline Dion).

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Publié dans: on janvier 16, 2008 at 8:55 Laisser un commentaire

Café de fouine et thé de singe

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Le charme du site de produits exotiques Edible, c’est le ton employé. On vous y parle de crocodile en conserve (au curry thaï) et de sucettes au scorpion de la même voix détendue et complice que s’il fallait faire l’article des confitures à la rhubarbe de Mrs Wilberforce.

Parmi les produits vedettes, le rare thé chinois cueilli par des macaques dressés à aller le chercher dans les plus hautes branches et le tout aussi rare café recueilli dans des crottes de civettes indonésiennes ou vietnamiennes qui ont prédigéré les baies, les enrobant ainsi d’enzymes au parfum exquis (vaguement chocolaté) qui vont se révéler à la torréfaction. Et même si ces histoires ancestrales ne sont pas vraiment vérifiées, autant en conserver le charme pour se donner des frissons entre deux sandwiches au concombre.  

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Publié dans: on janvier 13, 2008 at 11:53 Laisser un commentaire

Le bonsaï pour les nuls

Je trouve l’idée de ce bonsaï en kit excellente, aussi disruptive que décorative. En plus, il a l’air d’être lavable à basse température. La convergence du design et de la botanique vient de faire un pas de plus.



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Publié dans: on janvier 8, 2008 at 12:15 Laisser un commentaire