La méthode Elmer Fudd appliquée à la Nouvelle Chronologie de Fomenko

On sait bien – ou on ne sait pas, mais maintenant on le saura – que What’s Opera Doc? (1957) est généralement considéré comme le meilleur dessin animé de tous les temps. 

Et bien, ce que Chuck Jones et la Warner ont fait – réduire à sept minutes l’intégrale des opéras de Wagner – je vais essayer de le faire pour la Nouvelle Chronologie de Fomenko (mais pour être honnête, je ne suis pas sûr d’y parvenir).

Lorsqu’il s’agit de rendre compte de l’oeuvre d’Anatoly Timofeevitch Fomenko, Wikipedia se pince un peu le nez en s’empressant de relayer à son propos l’accusation de “science frelatée“. (Lire la suite…)

Publié dans: on juillet 26, 2008 at 6:06 Laisser un commentaire

Une chambre à soi

Les clapiers et les poulaillers avaient réussi jusqu’ici à échapper aux griffes des designers. Trop tard! La corporation vient de repérer ces récalcitrants : allez, envoyez-moi tout ça au relooking, comme les autres. C’est la société Omlet (attention : double jeu de mot) qui propose cette gamme de petits cottages flashy dotés des plus récentes commodités (dispositif anti-renards, mangeoires ergonomiques, tonnelle ombragée, etc). La fascination des designers pour le cul des poules ne date pas d’hier. Mais il s’y mêle un certain découragement. Comment voulez-vous concurrencer une créature aussi stupide capable de produire une forme aussi parfaite qu’un oeuf?


Publié dans: on juillet 23, 2008 at 10:00 Laisser un commentaire

La mariée n’a pas seulement l’air d’une meringue : c’en est une!

Depuis le 7 janvier dernier – jour de son mariage – Mme Chidi Ogbuta est devenue une star des médias américains, légèrement controversée pour avoir exigé (et obtenu) un gâteau de mariage à son exacte effigie. Il se murmure que le moindre strass de sa robe a été reproduit à l’identique en caramel et sucre glace par l’entreprise texane Absolutely Edible Cakes, pas peu fière du résultat (cinq mois de travail!). La polémique fait rage, comme sur la photo ci-dessous, pour savoir pourquoi le marié n’a pas eu droit au même traitement. Cela dit, l’imprudente Mme Ogbuta ne se rend pas compte qu’elle vient de fournir un alibi en béton à son mari s’il lui venait la fantaisie de la tronçonner pour de bon : “J‘ai vraiment cru que c’était un Paris-Brest, votre Honneur“.

Publié dans: on juillet 22, 2008 at 7:37 Laisser un commentaire

Beauté : tout se joue avant 6 ans

En 1963, l’effet casque n’avait pas aussi mauvaise presse qu’aujourd’hui. Il était même de bon ton d’arborer une ruche surlaquée en guise de coiffure (c’est d’ailleurs tout le sujet du film Hairspray de John Waters). L’excellent site Boing Boing vient justement d’exhumer ces perruques vintage pour fillettes. Celles-ci ont l’air ravies de faire leur apprentissage de ce dur combat qu’est la beauté avec des simili-méduses (pour rester poli) aux nuances très affirmées.


Diététiciennes en colère

Même si le marché des chips est en pleine croissance en France (+6% en 2006), il n’a pas encore atteint le degré de sophistication et de créativité que l’on constate aux États-Unis et en Angleterre. Il est vrai que les occasions d’en manger y sont plus nombreuses. Ainsi il est d’usage de surfer sur le web, une main sur la souris, l’autre dans le paquet de chips (si possible aromatisées à des saveurs aussi funky que le crabe épicé ou “Au gratin” dont l’intitulé canaille ouvre un vaste horizon de plaisirs prometteurs).

L’actualité du chips est en ce moment très riche. Et un palier semble même avoir été franchi avec les chips de la marque Engobi enrichis à la caféine qui se vantent d’en contenir 70% de plus qu’un energy drink normal (il semble d’ailleurs que le webmaster de leur site en consomme régulièrement). Avec la gamme The Quest, la marque Doritos ne fait pas mal non plus. C’est au consommateur de deviner ce qu’il est en train de manger, ou plus précisément le nom exact de l’arôme mis en oeuvre. D’après une blogueuse il s’agirait d’un parfum rosée de montagne, alors que les nuances citronnées – très en vogue dans l’univers actuel du chips – lui faisaient plutôt penser à la Margarita. On espère qu’une telle initiative restera circonscrite à ce marché, et que cela ne donnera pas des idées aux industriels de l’agro-alimentaire, ou nos repas risquent vite de se transformer en d’interminables parties de Trivial Pursuit. Au cas où l’ambiance viendrait à dégénérer, on peut toujours suggérer de recourir au paquet de chips qui danse.

Publié dans: on juin 6, 2008 at 2:53 Laisser un commentaire

La souris qui manquait aux satyres

Cette souris sans culotte fera la joie de tous vos amis satyres qui ne se reconnaissent plus dans notre monde dominé par des rencontres virtuelles où le sens du toucher s’est bien trop atrophié à leur goût. Cela n’étonnera personne que ce produit innovant vienne du Japon. On peut regretter néanmoins que l’offre se cantonne à la jupe en jean et ne s’étende pas au jersey ou au taffetas, très appréciés par les peloteurs des transports publics.

Freud a bon dos

L’industrie de la peluche semble prise d’une telle frénésie créative qu’on pourra bientôt considérer le début de ce siècle comme un véritable âge d’or. Après la tendance politiquement correcte (des peluches hideuses mais tellement dignes et attachantes : les Ugly Dolls), après la vague gore (lapins et ratons-laveurs écrasés avec tous les détails anatomiques : Roadkill), voici la tendance excrémentielle ou plutôt, puisqu’il faut appeler les choses par leur nom : Pee & Poo. Soit un étron et une goutte d’urine stylisés, garnis de fibre (80% coton, 20% polyester) et conçus dans le strict respect du code couleur. 

Pour prévenir les critiques, le site Perpetual Kid n’hésite pas à faire appel à Freud, à distinguer le moi du surmoi et du ça, et à rappeler la fascination des enfants pour le péristaltisme. Allant jusqu’à prétendre que ces doudous d’une genre inédit peuvent aider bébé à aller sur le pot. L’expression mission civilisatrice n’a pas été prononcée mais on sent que ça les démange.

Choucroutes volantes

Sur wired.com, l’un des articles les populaires du moment est ce portfolio consacré aux hôtesses de l’air des années 60. À première vue ces photos sont amusantes, un peu émouvantes, un peu anodines. On imagine les tonnes de laque nécessaires pour faire tenir ces ruches capillaires surmontées d’une étrange boîte à pralines triangulaire. On reste aussi perplexe devant certaines tenues qui semblent confondre entrain et entraîneuse. Mais au final, le sentiment qui se dégage de toutes ces photos est assez déprimant. On sent un certain malaise derrière ces sourires ripolinés et ces brushings impeccables. Toujours se souvenir devant ces témoignages un peu kitsch que les années 60 furent une décennie inquiète qui finirent par laisser exploser leur mal-être tout au long de l’année 1968. Derrière leur allégresse de façade, ces charmantes hôtesses semblent en fait nous dire : “Nous ne sommes pas celles que vous croyez“. Et il faut les croire sur parole.


La laideur devrait durer plus longtemps que la monarchie britannique

C’est ce que prétend le futurologue Richard Watson qui s’est amusé à établir un calendrier des extinctions prévisibles jusqu’aux environs de 2050 (pour une vue plein écran cliquer ici). Ainsi – y a-t-il un rapport? – les rides devraient avoir disparu en même temps que Kim Jong-Il, vers 2026. Pour les tâches ménagères, il faudra attendre 2045. Le mode de calcul n’est pas spécifié mais l’ensemble donne une vision suffisamment réaliste du futur pour être crédible. Sa vision est très britannique, pour ne pas dire thatchérienne puisqu’on y annonce pêle-mêle la fin de la monarchie anglaise pour 2038 (se souvenir qu’entre Margaret T. et Elizabeth II ce n’était pas le grand amour) des bureaux de poste, des commerces villageois et des artisans. Bonne nouvelle, l’auteur annonce la fin simultanée de la laideur, de la chirurgie esthétique et de la douleur physique pour 2054. Nous ne tiendrons jamais jusque là.

Publié dans: on mai 17, 2008 at 1:25 Laisser un commentaire

Nursery crime

On connaissait les peluches qui avaient l’air un peu dérangées ou carrément psychopathes. Il va désormais falloir compter avec la série Roadkill qui lance une collection de bestioles écrasées, tous viscères dehors, comme celles que l’on voit au bord des routes. Pour l’instant on ne trouve que le lapin et le raton-laveur, mais la famille sera bientôt complète avec Pop la fouine, Splodge le hérisson et Fender le renard.

On peut parler d’un design semi-gore anatomiquement correct, avec un grand souci du détail : trace de pneu, oeil injecté de sang, langue pendante, matières appropriées aux organes. La notice indique que Gilles de Rais a été une grande source d’inspiration. What a surprise!

Principe de précaution

La maison Archie McPhee, qui n’en est plus à ça près (cf son tout récent matelas gonflable en forme de toast grillé) propose désormais une confiserie qui devrait faire un tabac en Transylvanie : des pastilles mentholées parfumées à l’ail. Les vampires y réfléchiront à deux fois avant de quitter leur cercueil pour vous rouler un patin. Néanmoins, la notice précise que l’usage de ces bonbons pourrait avoir un impact négatif sur votre vie sociale.


De l’importance de ne pas se tromper dans ses plans de table

Qui n’a jamais rêvé, ne fût-ce qu’une fois dans sa vie, au cours d’un repas de famille, d’affaires ou pire, de “copains“, de se prendre pour Ernst Stavro Blofeld et de débiter d’un ton suave tout en caressant un gros chat angora : “Numéro 3, vous avez trahi le SPECTRE, et vous savez ce qu’il en coûte de trahir le SPECTRE“? Puis dans la foulée, vous appuyez sur le bouton secret caché dans votre accoudoir. Aussitôt un jet de gaz vaguement jaunâtre se répand sur le traître et celui-ci est prestement éjecté de son fauteuil au grand effroi des autres convives pendant que vous jubilez intérieurement.

Ce rêve est désormais (presque) à votre portée grâce à la société MotoArt, spécialisée dans le recyclage et le détournement de pièces détachées aéronautiques à des fins décoratives, telle cette reconstitution d’un siège éjectable de B52. Vous pouvez aussi opter pour un aileron de Boeing 727 comme table basse ou un bureau taillé dans un réacteur de DC6 pour vous rejouer 747 en péril à volonté.

Ces petits riens…

Qui vous changent la vie. Aussi convoitée que hors d’atteinte au fond du pot, la dernière goutte de yaourt est un éternel casse-tête qui sollicite le doigt, la langue ou tout autre ustensile susceptible de faire l’affaire comme un crayon ou un coton-tige (à condition de se mettre à l’abri des regards sarcastiques). Ce temps-là est révolu. Le design, cette discipline qui s’est fixé comme ambition de nous soulager en toutes circonstances, ne pouvait laisser un tel problème sans solution. La cuillère révolutionnaire conçue par Nojae Park va enfin nous éviter le douloureux sacrifice de cette dernière goutte. Et clouer le bec à tous les schtroumpfs moralisateurs prompts à vilipender le moindre de nos gaspillages, si involontaire soit-il.

Who wants yesterday’s papers?

La prochaine fois que vous aurez la nostalgie des années 60, ou que vous vous interrogerez sur les causes de Mai 68, souvenez-vous de cette annonce et reprenez en choeur la chanson des Rolling Stones qui ouvre leur album Between the buttons de janvier 1967 : “Who wants yesterday’s papers? Who wants yesterday’s girl? Nobody in the world

Non content d’ériger le toc en luxe, comme il était de bonne guerre à l’époque, le texte en rajoute une couche pour flatter l’homme des cavernes supposé dormir en chaque employé de bureau modèle : “Après un seul regard sur MrLeggs, elle était prête à ce qu’il lui marche dessus“. Est-ce qu’il y avait vraiment quelqu’un pour croire que l’on pouvait impressionner les filles avec des pantalons à 35% de rayonne et 65% de Dacron? À ma connaissance, il n’y a que Lucienne des Vamps pour s’exclamer : “J’adore les matières synthétiques

 

La société de consommation devient de plus en plus excitante

Contre dix dollars, la société Somethingstore promet de vous envoyer quelque chose. Mais sans vous dire quoi. Ça peut aller d’un collier fait main (chic!) à un livre rare (à voir) en passant par des jeans de marque (I can’t wait!). Vous ne savez pas d’avance si l’objet est neuf, réparé ou carrément d’occasion. On apprend par exemple que c’est un habitant du New-Jersey qui a reçu un magnifique sablier rouge le lundi 12 mai.

Le plus amusant est la liste de tous les objets interdits ou illégaux qu’elle s’engage à ne pas vous envoyer, parmi lesquels : organes ou embryons humains, décodeurs permettant de pirater les chaînes satellites, tests urinaires, espèces en danger protégées par la Convention de Washington, tickets de loterie, faux passeports, remèdes miracle, matériel pyrotechnique ou radioactif, pesticides, uniformes officiels, etc, etc…